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Stéphane Stril
Cette section va traiter de la métamorphose du Mont Royal à travers le temps ainsi que de la place du parc dans la vie sociale et culturelle des montréalais.

Au centre de Montréal, le Mont Royal est le cœur, sinon le poumon de la métropole Québécoise. Ce travail va traiter de l’évolution du Mont Royal durant la période touchant notre recherche, c’est à dire entre 1900 et 1972. En effet, la montagne et son parc naturel ont été au centre des activités et des préoccupations du Montreal Parks and Playground Association jusqu’en 1970.

Durant cette période, la montagne c’est métamorphosé, elle c’est aménagée, elle a évoluée, et sa relation avec les montréalais a également changer à travers le temps. Je vais me pencher sur certains évènements culturels qui ont eux lieux sur la montage et de la place du parc dans la vie des Montréalais à travers le temps.

Une montagne en mutation parallèle à l’évolution de Montréal

Bien que notre recherche d’archive se concentre sur une période allant de 1900 à 1972, il est tout de même important de commenter les débuts historique du parc.

En 1869, la Ville de Montréal, fait l’achat du Mont-Royal, c’est celui qui es surnommé le  « maire des parcs », Aldis Bernard, qui dirige cette acquisition tellement convoitée.[1] Lorsque la ville a fait l’acquisition de la montagne, celle ci était quasi vierge, une situation qui allait rapidement changer étant donné le rythme de l’industrialisation qu’à connus la ville de Montréal pendant la fin du XIXe siècle et le début de XXe.[2] De plus en plus d’habitations font leur apparitions encerclant la montage, le tissue résidentiel se densifie et se consolide. Cette industrialisation rapide a encouragé la Montréal Tramways Company à construire une ligne de tramway au travers de la montagne afin de permettre aux plus démunis d’y avoir accès. C’est face à cette menace de disparition du cachet du Mont-Royal que sera formé la Montréal Parks and Playground Association.[3]

Photographie | Scène d’hiver, mont Royal, Montréal, QC, vers 1920 | MP-1987.61.1.102

Durant les premières décennies du XXe siècle, plusieurs monuments important sont érigés sur les flancs de la montagne. En 1916 est construit le monument Sir. Georges Etienne Cartier et en 1924 est érigée, un des plus grand symbole de Montréal, la fameuse croix du Mont Royal qui est allumé depuis ce jour.

La crise économique des années 30 frappe durement la ville de Montréal, et pour relancer l’emploi, l’administration lance un vaste programme visant à engager les chômeurs. C’est durant ces années que sont démarré les premiers grands travaux d’aménagement, tels que le chalet du Mont-Royal, le lac aux Castors, le Central d’alarme du Service d’incendies et le belvédère du parc Summit. Vers la fin des années 30 est également aménagé le Lac aux Castors construit par l’architecte et paysagiste Frederick Todd.[4]

À partir des années 40 un débat divise fortement les montréalais par rapport à l’accès en voiture à la montagne.  Ce débat prend de plus en plus d’ampleur entre 1950 et 1960. En 1958, la voie Camillien-Houde traverse la montagne d’est en ouest changeant définitivement l’aspect de la montagne. Cette nouvelle route est décriée par plusieurs car elle détruit l’enchantement de ce lieu naturel. Les stationnements commencent également à s’étendent peu à peu, près des belvédères afin d’accueillir les touristes, ou aux abords du lac des castors.

Les années 60 marquent le début de « l’encerclement » de la montagne. Les développements résidentiels au sud du parc autour de l’avenue des Pins, du Docteur Penfield, et vers l’ouest l’imposant complexe résidentiel du Rockhill inquiètent plusieurs groupes environnementaux. À la même période, le centre ville de Montréal accueil ses premiers grattes ciels.[5] L’administration municipale met alors en place des normes de construction afin de s’assurer qu’aucune tour ne dépasse l’hauteur de la Croix du Mont-Royal. De nouvelles préoccupations émergent au tournant des années 70, plusieurs montréalais craignent de voir la montagne disparaître derrière les gratte-ciels du centre ville. L’Association des amis de la montagne voit alors le jour en 1986 avec comme objectif la protection et la mise en valeur du Mont-Royal.[6] Le Mont-Royal n’es donc plus un espace quasi rural comme c’était le cas au début du XXe siècle mais plutôt un parc un urbain au centre de la Ville de Montréal.

Le Mont-Royal, un centre important de la vie sociale et culturelle Montréalaise

Au début du XXe siècle lors de l’ouverture du parc du Mont-Royal au Montréalais, les activités ludiques se développent surtout dans l’actuel parc Jeanne-Mance. Durant la saison estival, les montréalais profitent d’un golf et même un hippodrome.

En hiver la ville de Montréal développe les aménagements sportifs afins d’attirer les amateurs de raquette et de glissade. Dans le Fletcher’s Field, aujourd’hui le parc Jeanne Mance, est construit chaque année un énorme château de glace.

La construction du lac des castors permet le déroulement d’événements culturels important pour la métropole tel qu’un symposium international de sculpture organisé par le Centre d’art du Mont-Royal, qui a fait venir des artistes internationaux afin de créer des œuvres à exposer dans un espace naturel, cet évènement était une première en Amérique du nord. Les nouveaux bâtiments construits suite à la crise des années 30 tels que le belvédère accueillent des évènements spéciaux comme des concerts à ciel ouvert l’été et durant les années 40 l’Orchestre symphonique de Montréal.[7]

Attirant des foules de plus en plus grandes, le parc du Mont Royal commence peu à peu à inquiéter les autorités montréalaises pour des questions de sécurité publique. Durant les années 1950, le maire Jean Drapeau décide alors d’éliminer une grande quantité d’arbres et d’arbustes afin d’éviter des comportement déviant tels que des consommations de substances illicites de la part des citoyens. Suite à ces coupes, la montagne prend alors le surnom de « Mont Chauve ». Durant la suivante décennie, plusieurs actions citoyennes mettent de la pression sur l’administration montréalaise afin de reboiser la montagne. 60,000 nouveaux arbres sont alors plantés en l’espace de quelques années.[8]

La montagne des riches puis la montagne de tous

Au début du XXème siècle la Ville de Montréal toute entière est fortement divisé sur le plan socio-économique. Au cœur de cette division on retrouve encore le mont Royal. En effet, la bourgeoisie protestante anglophone réside sur les flancs de la montagne, dans le Golden Square Mile, conservant ainsi une vue imprenable sur le fleuve Saint-Laurent. Les francophones, souvent issues de milieux ouvriers résident quand à eux au pied de la montage ou à l’est de la ville. [9]

Avant l’implantation du tramway sur la montagne, c’est surtout l’élite anglophone qui bénéficie le plus de l’attrait de la montagne. Cela est évident lorsqu’on sait que c’est un groupe de femmes protestantes anglophones qui ont été à l’origine du Montreal Parks and Playground Association.[10] En effet, les montréalais n’ont pas seulement profités de la beauté du Mont Royal ils se sont également engagé pour sa préservation, et ce, à travers les époques.

Réservé à l’élite anglophone de Montréal, le Mont Royal se démocratise peu à peu grâce à l’arriver du tramway.[11] L’objectif même de l’administration montréalaise était de donner un accès peu couteux aux populations moins nantis de l’est de l’ile. Cependant il faudra attendre jusqu’aux années 30 pour que le Mont Royal devienne réellement un lieu de rencontre pour tous les montréalais grâce aux activités culturelles à ciel ouvert souvent ouvertes au publique mais également aux glissades de neiges en hivers et aux différentes pistes sportives.[12]

Au centre de l’activité sociale de la ville de Montréal, le Mont-Royal a été au cœur des discussions et des préoccupations de tous les montréalais à travers le temps. L’évolution démographique de la ville, les crises économiques puis le développement urbain de Montréal ont fortement influencé la métamorphose de la montagne.[13] Peu à peu, le Mont Royal c’est invité dans la vie sociale des montréalais grâce à ses attraits culturels, sportifs, touristiques et environnementaux.[14]


  1. “La petite histoire du mont Royal.” Les Amis de la Montagne. http://www.lemontroyal.qc.ca/en/ learn-about-mount-royal/short-history-of-mount-royal.sn. Accessed April 8, 2014.
  2. David B. Frost. Montreal Geographical Essays (Montreal: Concordia University, 1981), 15.
  3. “Le mont Royal, un espace vert accessible, un emplacement convoité,” Le site officiel du Mont-Royal, http://www1.ville.montreal.qc.ca/siteofficieldumontroyal/histoire/1907-1945. Accessed April 8, 2014.
  4. Marcelle Brisson et Suzanne Côté-Gauthier, Montréal de vive mémoire (Montreal: Triptyque, 1994), 35.
  5. J.M. Bumstead, The People of Canada (Oxford: Oxford University Press, 2008), 240.
  6. “Le mont Royal, un lieu de loisirs au coeur d’une métropole régionale diversifiée,” Le site officiel du Mont-Royal, http://www1.ville.montreal.qc.ca/siteofficieldumontroyal/histoire/1946-1980. Accessed April 8, 2014.
  7. “La petite histoire du mont Royal,” Les Amis de la Montagne, http://www.lemontroyal.qc.ca/en/ learn-about-mount-royal/short-history-of-mount-royal.sn. Accessed April 8, 2014.
  8. “Le mont Royal, un lieu de loisirs au coeur d’une métropole régionale diversifiée,” Le site officiel du Mont-Royal, http://www1.ville.montreal.qc.ca/siteofficieldumontroyal/histoire/1946-1980. Accessed April 8, 2014.
  9. Brisson et Côté-Gauthier, 36.
  10. “Mont-Royal: importance de l’engagement citoyen,” Encyclopédie du patrimoine culture de l’Amérique française, http://www.ameriquefrancaise.org/fr/article-392/Mont-Royal:_importance_de_l’engagement_citoyen_.html?autres-article=392#.U0SRZxYoFHI. Accessed April 8, 2014.
  11. John Irwin Cooper, Montreal A Brief History (Montreal: McGill-Queen’s University Press, 1963), 85.
  12. “Parc du Mont-Royal, un précieux patrimoine naturel et culturel.” Encyclopédie du patrimoine culture de l’Amérique française, http://www.ameriquefrancaise.org/fr/article-391/Parc_du_Mont-Royal,_un_précieux_patrimoine_naturel_et_culturel.html#.U0SPiRYoFHI. Accessed April 8, 2014.
  13. Frost, 15.
  14. Cooper, 92.

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